Vivre, ou même voyager à Saint-Martin/Sint Maarten, c’est accepter l’étrangeté d’une île où la frontière dessine une ligne invisible, jamais rigide, parfois bousculée par le vent, toujours modelée par la culture du passage. Si la loi change à quelques mètres près, l’ambiance, elle, reste mêlée : créole, américaine, européenne, caribéenne, selon l’heure, la lumière, ou le lieu.
Cette pluralité administrative n’est pas qu’un jeu de paperasse. Elle façonne les marchés, le soir, à Grand-Case ; elle teinte la foule bigarrée des plages de Maho et d’Orient Bay ; elle rythme les projets, les débats politiques, et jusqu’au choix de la monnaie pour acheter un bokit ou un “Johnny cake”. Sur cette île, la frontière n’étouffe pas la vie, elle l’aiguise, la raffine, la colore : quand l’un regarde l’autre, c’est toujours une autre façon de voir, une autre manière de vivre ensemble, côte à côte.
Sources : Collectivité de Saint-Martin (www.com-saint-martin.fr), Gouvernement de Sint Maarten (www.sintmaartengov.org), Service Public France, Sint Maarten Tax Department, Banque Centrale des Antilles Néerlandaises, Conseil National de l’Information Géographique.